HISTOIRE

GUERRE 14-18

Partons sur les pas des soldats tréguidelais morts pour la France durant la Grande Guerre.

Du rappel des faits à l’échelle locale, à la lecture de ces portraits d’habitants partis pour une guerre sans retour, il est bon de se rappeler, d’écrire pour figer ces moments et rendre hommage à ces soldats. Nous ne pouvons pas porter le poids du passé mais nous avons le devoir de le connaître, d’en prendre conscience
et  de le respecter.

Découvrez l’histoire de Tréguidel et de ces Tréguidelais durant la Grande Guerre, grâce aux informations que nous avons pu rassembler.

Plus jamais la guerre

“Mes camarades, mes camarades !… Il faut avoir senti à la poussée du parapet contre l’épaule, la brutalité effrayante d’un percutant qui éclate : avoir entendu pendant des heures, du fond de l’ombre, en reconnaissant toutes leurs voix, monter les gémissements des blessés : avoir tenu contre soi un garçon de vingt ans, la minute d’avant sain et fort, qu’une balle à la pointe du coeur n’a pas tué tout à fait sur le coup et qui meurt, conscient, sans une plainte, les yeux ouverts et le visage paisible, mais de lentes larmes roulant sur ses joues.” – Maurice Genevoix (discours Butte Chalmont – juillet 1968).

“Mais quelqu’un est venu qui m’a enlevé à tous ces plaisirs d’enfant paisible. Quelqu’un a soufflé la bougie qui éclairait pour moi le doux visage maternel penché sur le repas du soir. Quelqu’un a éteint la lampe autour de laquelle nous étions une famille heureuse, à la nuit, lorsque mon père avait accroché les volets de bois aux portes vitrées.” – Alain Fournier (Le Grand Meaulnes).

“Quand ils entrent dans la bataille, ils ont la face grave et triste, celle qui trahit à la fois la fatigue et la résignation tragique au destin qui marche à grand pas. Au retour, on dirait des loups déchirés. Ils passent courbés de misère, la gueule livide et terrible, suant le désespoir en grumeaux de terre et de sang, regardant d’un oeil farouche quiconque n’est pas comme eux, sordides, sentant la bête – et ils sont comme cela en Europe vingt millions de crucifiés montant, sous la pluie de fer enflammé, leur calvaire de trente mois…” – Elie Faure (La Sainte Face).