Dans CITOYENNETE, Environnement

Des apiculteurs, partis quelques jours plus tôt du Faouët, dans le Morbihan, sont arrivés le 3 mai dernier à Rennes pour dénoncer l’usage des pesticides qui déciment les ruches, plus particulièrement les pesticides néonicotinoïdes. Les premières victimes sont les abeilles : 20 000 colonies de ruches sont mortes cet hiver en Bretagne.

Selon le syndicat, l’interdiction prochaine, décidée la semaine dernière par la Commission européenne, de trois néonicotinoïdes “est une bonne nouvelle” mais reste “très insuffisant”.

Les conséquences sont désastreuses comme nous le montrent ces vidéos :

Pourtant, des solutions existent

Des entreprises proposent des produits alternatifs.

En 2016,  nous avons consacré un article à une entreprise loudéacienne, Osmobio, qui tente de mettre sur le marché un désherbant naturel pour remplacer le RoundUp.

Osmobio, fondé par Jacques Verger en 1999, a reçu le prix Oséo Bretagne en 2007 pour son procédé d’engrais naturel liquide dans la prévention du développement des mousses sur les surfaces végétales.

Au moment où le glyphosate fait débat, l’entreprise va déposer un nouveau dossier d’agrément devant l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Compte tenu de l’urgence à développer de tels produits, il serait bon que notre administration apporte son soutien à l’élaboration des dossiers  d’agrément afin que nos entreprises ne se noient pas dans leur complexité !

Une autre entreprise bretonne créée par Jean-Pierre Barre, Oeliatec , basée à St Jacques de la Lande, propose des désherbeuses écologiques. Au départ, personne ne croyait à ce projet. L’idée ? Prendre référence sur les pratiques anciennes et l’améliorer :  récupérer de l’eau de pluie, la porter à une température de 120° et la pulvériser par gouttelettes à basse pression sur les herbes invasives.

La première machine est vendue en 2007 et aujourd’hui la société fabrique une machine par jour, vendue aux collectivités et aux paysagistes de toute l’Europe pour un montant de 13 000 à 100 000 €.

L’entreprise qui emploie 30 personnes, embauche un salarié de plus chaque mois et détient une quinzaine de brevets industriels. Son chiffre d’affaires : 4 millions d’euros !

Le glyphosate sera, à un moment donné, totalement interdit en France. L’entreprise se prépare donc à conquérir le marché agricole. Des désherbeuses spécialement conçues pour les arboriculteurs, les viticulteurs et les maraîchers sont déjà à l’étude et un atelier de 2 000m2 va s’ajouter aux locaux existants.

Alors, à notre échelle, que pouvons-nous faire ?

Avec la venue du printemps, tout pousse même les mauvaises herbes. Alors, nous sommes tentés d’utiliser des désherbants chimiques mais ceux-ci ont des effets néfastes sur la flore mais aussi sur la faune.

Nous pouvons agir à notre mesure en utilisant des solutions simples :

  • ne pas tondre intensivement.
  • laisser des espaces en friches dans les jardins pour que des fleurs apparaissent spontanément
  • semer des arbres mellifères, des fleurs
  • ne pas utiliser de pesticides
  • ne pas tuer les bourdons ou les abeilles qui tournent autour de nous
  • laissez le lierre pousser : il ne dégrade pas les arbres et sa floraison tardive est une aubaine pour les pollinisateurs en recherche de nourriture.
  • mulcher votre potager : en automne, hiver, vous pouvez recouvrir votre potager de feuilles mortes broyées sur une épaisseur de 20 cm (ou bien la tonte des pelouses séchées). 1 heure à mulcher votre potager vaut 10 heures de désherbage.

Pour ce qui concerne les produits naturels :

  • sur les petites surfaces, verser l’eau de cuisson des pommes de terre, pâtes ou riz (on laisse refroidir et on arrose sur les mauvaises herbes le moment venu)
  • pour les terrasses, les allées, utiliser le bicarbonate de soude à diluer dans de l’eau (ne pas l’utiliser en grandes quantités si vous ne voulez  pas vous retrouver avec un sol trop calcaire – 70 g pour 1 litre d’eau idéalement bouillante. Dosage maximal : 20 g soit une grosse cuillerée à soupe pour 1m²).
  • le vinaigre blanc est un herbicide de contact, c’est-à-dire qu’il ne pénètre pas dans la plante, il brûle uniquement les parties aériennes (commencer par une dilution à 50 % : 1 volume d’eau pour 1 volume de vinaigre – aigmenter le dosage si le résultat n’est pas satisfaisant).
  • mais éviter le gros sel qui est le pire désherbant naturel car il appauvrit la terre. Il doit donc être utilisé avec parcimonie sur des surfaces bien ciblées.
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